Services

Services
SERVICES
1°) Le service en ligne
La façon la plus directe, simple et accessible pour communiquer avec le CAPA-Ouest est le téléphone.
Pour une urgence ou un simple renseignement, chacun peut composer le numéro du Centre et trouver au bout du fil un correspondant attentif et compétent.
La réponse téléphonique permet de faire face à de nombreuses situations :

* l'urgence
Le chien a bu du white spirit; que faut-il faire?
* l'évaluation du danger
- pour l'animal
L'eau de mon puits est polluée par les nitrates; puis-je m'en servir pour l'abreuvement des vaches?
- mais aussi parfois pour l'Homme
En vaccinant mes porcs, je me suis piqué la main; le vaccin peut-il être dangereux pour moi?
- le consommateur
Mes poules ont mangé un appât raticide; puis-je consommer leurs oeufs?
- ... ou pour l'environnement
La cuve où a été préparée le produit de traitement du maïs a été rincée dans la rivière; y a-t-il un risque pour les poissons et le milieu naturel?

* la demande de renseignement
Quelles sont les matières actives présentes dans les produits antilimaces?

* l'aide au diagnostic
Je suspecte une intoxication par les glands. Quelles sont les manifestations chez le cheval?
La qualité de la réponse est assurée par la compétence du vétérinaire ou de l'étudiant qui reçoit l'appel. Celle-ci repose sur une formation spécifique reçue au sein de l'Unité de Pharmacologie et Toxicologie. Les enseignants de la discipline encadrent les répondeurs et apportent leur contribution si nécessaire.

Le CAPA-Ouest ne comporte pas de laboratoire d'analyse toxicologique, mais il est en lien étroit avec celui de l'Unité de Pharmacologie-Toxicologie de l'ENVN. Il facilite donc les contacts entre les demandeurs et le laboratoire, et peut proposer chaque fois que la situation le justifie, une analyse toxicologique qui permettra une interprétation plus fiable et plus complète du cas rencontré.
Chaque appel téléphonique fait l'objet d'un enregistrement avec rédaction d'une fiche détaillée, qui est ensuite informatisée à l'aide d'un logiciel spécifique, permettant une analyse approfondie des données. Ces fiches alimentent la banque de données aisément consultable.
Mais la réponse téléphonique n'est pas le seul moyen dont dispose le CAPA-Ouest. Son souci de communication et d'information se concrétise à travers

2°) Les publications
Des articles de vulgarisation sont publiés dans la presse agricole (Agriculture 44, Production Laitière Moderne...), pour mettre en
garde contre les risques toxiques auxquels peuvent être exposés
les animaux

3°) Les dossiers bibliographiques
Le Centre réalise sur demande des études bibliographiques approfondies sur toute question relevant de sa compétence.

4°) La participation aux actions menées par d'autres structures
Le CAPA-Ouest contribue volontiers aux actions de prévention ou
de communication menées par d'autres organismes. Il a ainsi participé à la journée d'information sur les risques du monoxyde de carbone, organisée en décembre 1997 par la DRASS des Pays de
a Loire, à l'intention des professionnels de l'élevage avicole. Il a été contacté par le Contrôle Laitier de Loire-Atlantique pour présenter à ses adhérents les risques liés aux mycotoxines dans l'alimentation de la vache laitière. Il a conduit, en collaboration avec le Groupement Vétérinaire d'Ille-et-Vilaine et le Laboratoire Vétérinaire Départemental (35) une étude sur la qualité de l'eau de puits dans ce département, étude menée grâce à la participation financière du Conseil Général de Bretagne. Il participe aux stages de formation organisés par le CRPO (Centre Régional de Perfectionnement de l'Ouest).
Il propose ses services dans toute situation où les infromations et les compétences dont il dispose peuvent permettre une meilleure évaluation du risque et
prévention des dangers pour l'animal, l'environnement
ou le consommateur.

* Des appels de plus en plus nombreux
L'activité du CAPA-Ouest croît régulièrement avec le temps; le bilan pour l'année 2002 représente environ 2000 appels

Des correspondants d'origine variée
L'analyse des fiches permet de classer les demandeurs en 6 catégories. Leur part respective est en moyenne la suivante :


vétérinaires praticiens particuliers Services des Ecoles vétérinaires centres antipoisons humains organismes agricoles Autres
70% 16% 4 % 3 % 1 % 6 %

Si les vétérinaires restent les principaux interlocuteurs (à la suite généralement d'une situation sur le terrain ou d'une sollicitation de leurs clients), les particuliers (éleveurs ou propriétaires d'animaux de compagnie) sont de plus en plus nombreux à appeler le CAPA Ouest.
Les autres Services de l'Ecole Vétérinaire sont confrontées à des cas d'intoxications au travers des consultations ouvertes au public, ou exceptionnellement dans le cadre de leurs activités de recherche. La collaboration avec les Centres AntiPoisons Humains porte en particulier sur les dangers des médicaments vétérinaires . Les organismes agricoles sont représentés par les Chambres d'Agriculture, les GDS (Groupement de défense Sanitaire), les FDGDEC (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Ennemis des Cultures) ... Sous la catégories autres, on trouve divers professionnels
(industriels, pharmaciens…) Les appels proviennent de toute la France; la région Ouest apparaît cependant prédominante. Première région d'élevage en France, elle dispose donc avec le CAPA-Ouest , d'une structure proche du terrain et bien au fait des préoccupations locales et régionales, pour répondre au mieux aux attentes des éleveurs.

* Toutes les espèces sont concernées
La répartition des espèces ayant fait à ce jour l'objet d'un appel au
CAPA-Ouest est la suivante :

Animaux de compagnie et de loisirs Animaux de rente Animaux sauvages Homme
62.4% 31.1% 2.1% 4.4%

Le chien est l'animal de compagnie le plus touché.Parmi les animaux de rente, les bovins apparaissent nettement en tête par rapport aux élevages industriels, mais pour ces derniers le nombre d'animaux touchés est le plus souvent très élevé: un appel concernant un troupeau de taille variable, le bilan chez les animaux de production révèle ainsi que depuis l'ouverture du Centre es appels reçus ont concerné 9 300 bovins, 35 000 petits ruminants, 6 400 porcs, 176 000 volailles, 400 équins et 8 700 lapins. Les animaux sauvages appartiennent à des espèces très variées. Un certain nombre d'appels concernent la faune aquatique. Les appels concernant l'Homme sont relatifs surtout, d'une part aux risques des médicaments vétérinaires, d'autre part à la contamination des denrées d'origine animale.

* Des toxiques très variée Les produits chimiques potentiellement toxiques dans l'environnement des animaux se comptent par centaines. On peut, pour simplifier, dégager 4 groupes de substances principalement en cause : les produits phytosanitaires (appelés souvent lorsqu'on aborde leur toxicité, des pesticides), les médicaments, les polluants au sens très large et les plantes.
Leur responsabilité relative est la suivante /


Pesticides 42%
avec, par ordre de fréquence décroissante :
les destructeurs de nuisibles,
les herbicides,
les insecticides,
les fongicides,
Médicaments 24%
Polluants 13%
avec, par ordre de fréquence décroissante :
les produits industriels,
les métaux,
les hydrocarbures,
les caustiques et détergents,
les engrais,
les gaz,
Plantes 11%
Autres 10%

Au bilan, ces chiffres reflètent la grande variété des appels reçus au CAPA-Ouest. Ils témoignent également de son utilité et du besoin d'information du public et des professionnels. Un besoin qui ne peut aller qu'en grandissant, dans notre société à la fois de plus en plus consommatrice de produits chimiques variés et de plus en plus soucieuse de se protéger vis à vis de leurs risques potentiels.
Pour améliorer la qualité de cette page, nous avons besoin de votre avis. Merci.
Ma note /10   Mon commentaire